Les ravissants poèmes de Béa

   

                                                              

                       

                                                                                                     

 

                                                                                  

Patience

 

Perce-neige, insignifiante petite fleur

Le Créateur a voulu

Que tu sois la première à fleurir en hiver.

A tes côtés, tulipes et jacinthes

Pointes leurs nez.

A qui voilà!! Le crocus roi jaune et bleu

Ouvrant ses corolles vers les cieux.

Se refermant au moindre souffle de vent piquant.

Force irrésistible, fait me pencher

Vers cette terre encore gelée

Nettoyer, dégager pour retrouver

Ce que j'avais planté !

Vouloir aller plus vite que le temps

N'est pas de bons alois

Car me donne le pinçant aux doigts.

Déjà, l'avant printemps est promesses de joies

Fidèles, elles seront toutes là !

Patience Béa !

A petits pas l'hiver s'en va.

 

Béa ©

 

 

 

 

 

 

 

Trésor en partage

 

Petit homme, bagages sous le bras

Voyage de-ci de là, de papy à papa,

De mammy à maman au gré des rôles de gardes, tu vas !

Foyer qui se reconstruit, toi jamais tu ne te démunis,

De ton sourire radieux qui fait

La joie de grands parents heureux.

Joies, rires, jeux nous le voyons dans tes yeux,

Tu t’accommodes peu à peu.

Lumière de notre soir de vie, tu illumines nos jours

D’éclats de rires, de soleil, de perles de tendresse.

La vie rayonne autour de toi, car tu es notre plus grande joie.

Petit Prince de notre cœur, tu nous refais le bonheur.

Journée studieuse, journée joyeuse, jamais grincheuse,

Livres et rires, tu sais nous séduire.

Toujours d’accord, c’est bien toi le plus fort !

A jamais tu resteras notre précieux trésor.

 

Béa ©

 

 

Noëls d'antan

 

Je me souviens des Noël d'antan

L'effervescence des petits enfants

S'évertuant à rester sage longtemps

Car le père Noël allait passer assurément.

Sous cette condition seulement

Bien des soirs auparavant

Les chaussons recevaient pour le matin suivant

Les petits présents de l'avent.

 

Je me souviens des Noëls d'antan

Tout le monde espérait un Noël blanc

La magie opérant, la neige tombait

A gros flocons silencieusement.

Manteaux, bonnets , écharpes et gants

Nous partions à l'église vêtus chaudement

Pour honorer de nos prières et de nos chants

Le Divin Enfant

 

Minuit Chrétien, l'heure solennelle

Douce nuit, petit papa Noël

Boudins noirs et vins chauds en sortant

Attendaient les paroissiens traditionnellement

Rêves d'enfants comblés

Père Noël était passé, sages nous avions étés

Cadeaux déballés, visages égayés

Les parents tout autant excités

Ramassaient les papiers déchirés

 

Mandarines, figues et noix

Après la bûche, cela va de soi

Mon beau sapin, décoré, scintillant

Oui, je me souviens des Noëls d'antan

Béa©

 

 

                                                                                                          

Derniers  Recours

 

Premiers frimas

L'automne est là

Arbres dénudés, feuilles tombées

Vert de l’été

Monochrome terminé

Tapis rouge, mordorés

Appel de la forêt

Brame du cerf

Dans les profondeurs des bois

Biches aux abois

Les chasseurs sont là

Le soleil, bas à l’horizon

Aveugle de ses rayons

Ultime promenade

Rais de lumières en diagonales

Qui percent la brume matinale

Point ne m’en lasse

Des derniers recours

De l’été qui trépasse

Béa ©

 

 

                                                                                                                 

Tendre Bonheur

 

L'amour au quotidien

Tendresse de chaque jour

Est fait de petits riens

Pour qu' 'il dure toujours

C'est un baiser posé

Dans le cou à la dérobée

Sans avoir l’air d 'y toucher

Petits gestes renouvelés

Sans attendre d’être demandé

Bouquet de fleur acheté

Table décorée, service à dîner

Tête à tête avec l’être aimé

Caresse des yeux

Complice merveilleux

Savoir sans mot dire

Au souffle du soupir

Ce que l’autre désir

Aimer, chanter et rire

Tout pour se faire plaisir

Main dans la main

Sous le ciel étoilé

Par une belle nuit d’été

Voir les étoiles filés

Et encore rêver

A ce que demain peut apporter

Pour mieux savourer

Les douceurs du cœur

De ce tendre Bonheur

Béa ©

 

 

Jeux permis

 

Colin-Maillard

Touche au hasard

Papillon vole

Fleur qui s’envole

A la marelle

Va jusqu' au ciel

Tous immobile

Comme Jacques a dit

Ignorer le renard qui passe

A  chat perché ou chat touché

Grande farandole

Des amis d’école

Enfance choyée, bien entourée

Règles respectées

Innocence et insouciance

Dans les joies et les rires

A présent je peux le dire

Ma mémoire est une ...

Boite à souvenirs

Béa  ©

 

 

 

Florenne

                                                              

Florenne ma belle chienne

Tes yeux d'amour et ta grosse voix

Veille sur moi!

Ta présence dissuade et rassure tout à la fois

Tu attends fidèle

Tu ressens mes peines

Tu bondit de joie

Renversante par ton poids

Du moindre coin du jardin

Tu en  est la gardienne.

Bien souvent tu te prends, pour un petit York

Venant sur les genoux, comme les autres toutous!

Tu m'écrase ma belle de tendresse sans pareilles...

Tu ne demandes rien et je reçois tout.

Tu veilles sur ta tribu de chats,

Nos amis félins sont en confiance avec toi !

Pas les bienvenus les étrangers de notre Smala

Cinquante kilo d'amour que tu nous offres tous les jours!

Je ne regrette pas de t'avoir choisie

Tu me comble de joie

Toi le Bouvier Bernois

Béa ©

 

 

                            

Amitiés

 

Vous mes amies du bout du monde

Au loin là-bas au Canada.

Marie, Lorraine ou bien Mariette,

Je vous connais par internet.

Vos doux prénoms comme je les aime,

Cœurs d’or, magiciennes, amies fidèles

Votre amitié dite virtuelle

S’envole vers moi à tire d’aile

De Gaspésie, Repentigny ou Gatineau,

Vous êtes pour moi de vrais joyaux

Béa ©

 

 

 

A ma Brune

 

Tes hanches sont amoureuses

De ton dos et de tes seins

Tu ravis les coussins,

Par tes poses langoureuses

Quelques fois pour apaiser

Ta rage mystérieuse,

Tu prodigues sérieuse,

La morsure et le baiser.

Tu me déchires ma brune,

Avec un rire moqueur

Et puis tu mets, sur mon cœur

Ton œil doux comme la lune.

Béa ©

 

 

 

  Fleurs

 

J’ai dans le cœur,

Bien plus d’une fleur,

Point de pareilles, toutes de couleurs

Chaque une d’entre –elles

Je la trouve belle

Si délicate et si fragile

Au doux parfum, si volatile

Embaume d’effluves, les nez subtils

Des parfumeurs, qu’ils emprisonnent

Suaves odeurs qu’ils nous redonnent

Flacons précieux, plaisir des yeux.

Au ciel d’azur, elles murmurent

Le chant d’amour, dame nature

                                                     Bea ©

 

 

Canicule

 

Pas un seul nuage, l'infini du ciel est bleu.

Au firmament l’astre brûlant est!

La chaleur est pesante, nulle petite brise de vent.

Les chats tout de long affalés dans les coins frais

Cherche l’ombre bienfaisante

Comblé, repus, dédaignant la caresse

Pour l’instant, ne pensant qu'à la sieste.

Le soir tombant, viendrons vers nous à la fraîche.

 

Se pelotonner, se faire câliner.

Petits bonheurs, remplit de tendresse.

Ne cherchant qu'à se faire aimer.

Béa©

 

 

 

Rien que pour toi

 

Te connaître, fut une joie

Qui jamais ne s’estompa

Tu peux paraître en mon jardin

Parmi les roses, en leurs écrins

Les épines, tu n’as point

Douceur de miel

Ta gentillesse fait merveille

De fleur à fleur, de cœur à cœur

Tu fais partie de mon bonheur

Ton petit monde, ensoleillé

Plein de beauté, tendre Renée

Béa ©

 

 

 

Brouillard

 

Voici le matin tout gris, tout crachin

La brume dépose sur le jardin

Ses perles de rosée matinale

L'épeire dans son château de cristal

Au centre de ses fils de soie

Attend l’imprudent patiemment

Premiers rayons du soleil qui perce

L'ouate du brouillard terrestre

Tout engourdis les oiseaux  s'égaient

Par la lueur de l'astre qui luit

La journée sera belle, le temps s'éclaircit

Nous pourrons aller ma belle

Nous promener au paradis

Béa©

 

 

Ouverture

 

Est-ce la Fario ou l'Arc en ciel

Cette sirène qui m'émerveille

J’en rêve encore à mon réveil

De cette journée toute en soleil

Nous promise de la veille

 

Nous partons de bon matin

Empruntons le petit chemin

Posons cannes et attirails

Asticots, vers ou sauterelles

Ne faisons pas dans le détail

Pour amorcer l’arme fatale!

 

Du bord de l’eau, nous la voyons

D’un sifflement, tel un serpent

Lançons le fil, au bout l’hameçon

Sous les reflets d’argent

La truite est la, elle nous attend

Belle prise, bonne pêche

Midi sonnant, rentrons chez nous

Fiers, le cœur content

Béa©

 

 

 

Le Vent

 

Le vent ce méchant enfant

Des filles soulèvent les jupes

Les décoiffant

Bourrasques impudiques

Joues qui rougissent

Chapeaux qui s'envolent

Feuilles tourbillonnantes

Glissant sur le sol

En un tapis doré rougeoyant

Voila qu' 'arrive l'automne

Fanfare, tambour battant

Qu'annonce tout hurlant

Le Vent!

Béa©

 

 

Pom-Pom

 

Arrivait bientôt l’automne

C’était le temps des pommes

Lendemains sentant bon la cannelle

Bâtons parfumés pour ses demoiselles

Cox, Jona-Gold, El-Star, ou Reinettes

Elles en mettent pleins les mirettes

Les feuilles tombent, elles tiennent bon

Rougissantes aux derniers rayons de soleil

Tel un arbre de Noël, le pommier

Revêt sa dernière parure de merveilles

Place gardée au cellier

Pour accueillir toutes ces beautés

A l’hiver enneigé, nous pourrons

Quand même en manger

Se souvenant des saveurs de fin d’été

Béa©

 

 

Ondée

 

Le soleil fait miroir sur les feuilles

A la porte d’entrée

Les gouttes de pluie attendent les prochaines

Pour glisser sur le seuil

Éclaboussant les fleurs ébouriffées

Soudainement de mouillés

La rose courbée, à genoux pliée voûte le dos forcée

Face à cette passagère ondée

Bientôt le soleil à sécher

Tout ce qui était détrempés

Le jardin rafraîchit, dit merci à cette pluie source de vie

Redresse ses fleurs, comme un cri de bonheur

Pour une nouvelle embellie

Béa©

 

 

Départ des hirondelles.

 

Rassemblées sur le fil devant la maison

Elles gazouillent à l’unisson

Se préparant pour le départ, haute définition

Pour ce voyage vers les pays chauds

Derniers vols, se concertant

Qui va de l’avant ?

Voyage épuisant, vers des cieux plus cléments

Pour passer l’hiver chaudement

 Loin de notre mauvais temps

Messagères du printemps et surtout

Du beau temps revenant

Nous attendrons patiemment

L’oiseau noir et blanc et les gazouillis

Annonçant la fin des giboulées d’avril renaissant

Béa©

 

 

L’hiver

 

La neige étend son manteau blanc

Sur les routes, maisons et les champs

Luges, patinoires, jeux d’enfants

Font la joie des petits et des grands

Blanche clarté de cristaux scintillants

Tombant comme plume doucement, virevoltant

Recouvrant le jardin d’un drap de satin blanc

Reste à la nature à présent, s’endormir douillettement

Jusqu' 'au réveil du prochain printemps

Béa©

 

                                                                                                            

Être et Devenir

 

Être ce fidèle chien,

Assoiffé de tendresse

Lui donnant tes caresses….

Devenir cette chaîne,

Qui oscille à ton cou

Et qui te suit partout

Sans aucune gêne ….

Être tes beaux moments

La seule qui t’attire

Être ton seul désir.

Même quand fuit le temps…

Devenir le sculpteur,

Qui débordant d’amour

Façonne ton bonheur

Pour qu’il dure toujours.

Béa ©